Lecture en ligne
L'Elue
Découvrez l'histoire d'Elisabeth, une lycéenne plongée au coeur d'une histoire fantastique et qui va devoir choisir son clan.
Découvrez les chapitres, donnez votre avis via le forum et décidez de la suite....
Bonne lecture
Nous ne choisissons point. Notre destin choisit. Et la sagesse est de nous montrer dignes de son choix, quel qu'il soit.
L'Elue
Merhia se précipita vers lui pour l'aider à se relever. Derrière lui, quelques individus en blouse blanche s'étaient regroupés, prêts à intervenir. Chacune des personnes présentes dans le laboratoire savait pertinemment que ce moment était inévitable. Et pourtant, tous ici avaient esperé. Ils croyaient en lui.
"Non, mon ami. Inutile. C'est la fin cette fois, souffla Sarhia allongé par terre.
— Tu ne dois pas renoncer !
— Je vous quitte malheureusement avant d'avoir trouvé la solution. Mais vous ne devez pas abandonner les recherches. Vous finirez par trouver.
Il retint un cri, la douleur devenait insupportable.
— Sans toi, nous n'avons aucune chance !
— Ne dis pas cela Merhia ! Tu ne dois jamais céder au désespoir. Ils comptent tous sur toi maintenant. N'oublies pas... lâcha-t-il entre ses dents serrées. Il respira profondément avant de murmurer à l'oreille de son ami : Promets moi encore une fois de veiller sur elles, ... et n'oublies pas ta promesse ".
Merhia hocha tristement la tête, la gorge trop nouée pour sortir un son. Des larmes brillaient dans ses yeux. Il tenait son ami dans ses bras quand celui-ci, le regard toujours rivé sur la photo, rendit son dernier souffle.
Merhia entendit alors une voix résonner dans sa tête qui murmurait : "Elisabeth"
1er chapitre
Le nouveau
----
Assis dans la voiture luxueuse aux verres fumés, le vieil homme observait la jeune fille. Elle marchait depuis un long moment, sa tête inclinée légèrement de l'avant et ses longs cheveux recouvrant une partie de son visage. Il sourit, il connaissait le moindre de ses traits, ses manières, ses habitudes, elle semblait si fragile et pourtant… Un long soupir lui échappa. Avec sa canne ornée d'une tête de tigre dorée, il tapa sur le dossier du conducteur et la voiture démarra lentement.
On était à la mi-septembre et le soleil jouait au chat et à la souris avec les nuages. Elle passa devant une boutique et pendant un instant s'observa dans le reflet de la vitrine ; ses longs cheveux châtains formaient un barrage autour de son visage en forme de fraise, ses yeux verts, sa bouche qu'elle trouvait trop grande, découvrait de petites dents blanches. Un ensemble qui semblait plaire à beaucoup de personnes sauf à elle. Bien entendu, elle ne se trouvait pas jolie, juste "pas moche !". Elle s'aperçut que son lacet était défait, elle s'accroupit et s'acharna sur ses vieilles baskets. Sa mère depuis des semaines la suppliait d'acheter de nouvelles chaussures « Pour l'amour du ciel, prends autre chose que des baskets ! » Élisabeth sourit à ce souvenir.
Elle reprit son chemin. Après le lycée, en général, elle aimait se rendre à la bibliothèque mais ce soir elle rentrerait directement. Sa mère, Marie, avec qui elle vivait, lui avait promis une surprise. Ce n'était pas pour son anniversaire ; elle n'aurait dix-sept ans que dans quelques mois mais sa mère lui faisait régulièrement des petits cadeaux. Marie disait que c'était pour la récompenser de son travail au lycée. Élisabeth avait toujours été une élève studieuse ; d'une nature curieuse, elle prenait plaisir à apprendre, un besoin, presqu'une nécessité. Cette passion pour les études alliée au manque de sociabilité de sa fille avaient inquiété Marie qui s'était alors tournée vers un psychologue, Alain. Au bout de deux séances, ce dernier avait rassuré la mère inquiète, encouragé l'enfant terrible et affirmé que rien ne clochait chez Élisabeth. Et puis, la jeune fille trouvait qu'elle avait suffisamment d'amis : à commencer par Laurent, l'ami de toujours qui avait partagé son bac à sable, l'intrépide Djamila qui l'appelait dès qu'elle tombait amoureuse et Valérie plus timide encore qu'Élisabeth qui cachait ses boutons derrière une frange d'épais cheveux noirs.
En s'approchant de la maison, il lui semblait déjà sentir le chèvrefeuille lui chatouiller les narines. Sa mère adorait le chèvrefeuille. Elle en avait planté partout dans le jardin. Marie était ainsi, excessive et entêtée. Son caractère entier laissait des empreintes partout, surtout à l'hôpital dans le service de pédiatrie où elle exerçait son métier d'infirmière depuis plus de vingt ans. Elle s'y était forgée une réputation mêlant douceur et obstination. Élisabeth ne fut pas surprise lorsqu'à peine sur le pas de la porte celle-ci s'ouvrit brusquement laissant apparaître sa mère, un visage radieux . « Toujours très excessive ».
la suite sur : petitebrise.over-blog.Com
http://petitebrise.over-blog.com/#
et si vouss aussi, vous écrivez un livre rendez vous sur : impérialdreamer.com
http://imperialdreamer.forumsline.com/
Merci à vous et à bientôt